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Février séminal

 

  Vendredi 22 janvier 2021,

A vrai dire, je ne l’ai pas ressentie et il me semble que le monde, constant dans sa ronde des tumultes, non plus. Pourtant elle était porteuse de toutes les promesses cette étoile de Bethléem d’autant qu’elle apparut le 21 décembre 2020 de par la conjonction de Saturne et Jupiter dans les premiers degrés du Verseau. Les réseaux s’étaient tendus prenant à la nasse qui croyait au retour du sauveur, qui envisageait l’imminence d’une rencontre du troisième type alors qu’un autre plus averti, tentait de démontrer en s’appuyant sur la crédulité du second, la concrétisation du projet Blue Beam. Racontars de taulards…

Tout comme le 12 janvier où la triple conjonction Mercure, Saturne et Pluton en Capricorne fut célébrée par une explosion phréatique marquant le début de l’éruption du Volcan Taal aux Philippines, la grande conjonction en Verseau fut annoncée le 20/12/2020 par l’entrée en éruption du volcan Kilauea à Hawaï. « Crachant, se répandant beaucoup », telle serait d’après mes recherches la traduction de Kilauea. Est-ce à dire qu’a contrario de 2020, la grande claquemurée, 2021, par suite d’une entropie débordante causée par ce qui ressemble à une robinetterie devenue dysfonctionnelle, sera absorbée par le tourbillon de la très grande crise (« Il pleut sur moi / Mmm, oh ouais, bébé/Il pleut sur moi ») ?

Il faut prendre Lady Gaga au sérieux, c’est une sybille, une prêtresse de l’ère de l’ Aquarius ; du moins tel que l’élite envisage ce nouveau cycle planétaire. Ne riez pas. Je me propose  incontinent de vous le démontrer grâce à l’analyse de la dernière strophe de sa chanson intitulée « Vénus » :

Neptune

Va-t’en

Va servir Pluton

Saturne

Jupiter

Mercure, Vénus !

Uranus !

Tu sais pas encore que mon cul vaut de l’or,

Mars

Servez les Dieux

Comme la terre sert les étoiles ! 

A qui s’adresse-t-elle quand elle affirme que son cul vaut de l’or ? Vénus portait chez les Romains le nom de Vénus-Lucifer du fait de sa luminosité matinale annonçant l’aurore. Son orbite alternant mouvements ascensionnels et descensionnels forme un pentagramme depuis la terre. Ainsi l’association Vénus-Lucifer sera renforcée chez les premiers chrétiens puisqu’ils associeront la chute de la planète à celle de l’ange déchu. Pentagramme orthostatique représentant l’homme parfait (Vénus matinale) ou pentagramme inversé à l’image de Baphomet (Vénus vespérale) ? Mais cela pourrait être aussi bien l’inverse et c’est là qu’est notre drame…

                

Samedi 23 janvier 2021,

Taïwan a annoncé ce jour l’incursion de huit bombardiers et quatre avions de chasse chinois dans son espace aérien. Sputnik.fr titre : « De nombreux policiers frappés par des manifestants soutenant Navalny à travers la Russie ».

Comme attendu, aucune solution de continuité entre les deux administrations républicaines et démocrates ; seulement une évolution : phantasmes d’une révolution de couleur de nouvelle génération pour la Russie et d’une diplomatie de la canonnière 2.0 pour la Chine ; la religion néo-puritaine (« woke ») comme substitut à l’opium pour l’une et au marxisme-léninisme pour l’autre.

Dimanche 24 janvier 2021,

Jumelle de la terre, Vénus possède une rotation rétrograde et tourne dans le sens opposé à celui de son alter ego.

La Stratopelia turtur appartient aux colombidés. Elle est aussi appelée « oiseau de Vénus ».

Lundi 25 janvier 2021,

L’investiture de Joe Biden remonte à quatre jours. Vénus est alors en capricorne. Le Capricorne, mi-chèvre mi-poisson, évoque tout à la fois la figure de la domination et du renoncement. Si le symbole est obscur par le paradoxe qu’il enferme, retenons cependant que ce signe représente le milieu du ciel, à savoir la maison zodiacale de l’accomplissement et du pouvoir.

C’est à Lady Gaga que revient l’honneur de chanter l’hymne américain, comme d’ailleurs elle le chanta lors de la finale du super bowl en 2016. Alors qu’elle portait ce jour-là un costume lamé rouge ponceau en écho à la bannière étoilée, les metteurs en scène de l’inauguration day nous la font apparaître; vêtue d’une longue robe noire à frous-frous réhaussée d’un boléro noir à manches longues servant d’écrin à une broche dorée comme son micro et conséquemment son cul. Cette dernière représentant un oiseau tenant en son bec des brindilles…

Il est évident que l’on pense au symbole de la paix conçu par un Picasso s’inspirant et de la bible et des pigeons familiers de son atelier, mais aussi au volatile vénusien. Si l’on infère que la broche peut supporter une telle interprétation, si l’on se rappelle du saut dans le vide qu’exécuta Lady Gaga lors de la finale du super bowl qui fait lui-même écho à  la scène d’ouverture de la vidéo illustrant le titre « Venus » où  l’on découvre Lady Gaga déguisée en ange damné se relever d’une chute et se dirigeant, flageolante, vers une sorte de temple dont la façade fourmille de références les plus éclectiques, le tout visant à détourner les codes architecturaux des églises, l’on doit se rendre à l’évidence  de l’obsession de l’artiste à vouloir symboliser l’incarnation de Lucifer, principe spirituel masculin, qui dans sa chute destinée à conduire l’humanité, abandonne sa lumière, se matérialise en inversant sa polarité (materia/mater). Le mariage sacré ou hiérogamie consiste alors par conjoindre par le rite sexuel les parts féminine et masculine de l’âme originellement androgyne. C’est ce qu’exprime à sa façon le vers suivant : « Tu sais pas encore que mon cul vaut de l’or ». Incidemment, on notera combien d’importance est accordée dans le canon de la religion néo-puritaine à la question de l’identité de genre…

Comme toute religion révélée est par nécessité bifaciale, le néo-puritanisme “woke” est l’avers exotérique d’une gnose dégénérée. Qui veut faire l’ange, fait d’abord la bête…

Mardi 26 janvier 2021,

Le 08 janvier, Mercure, planète de la communication, est entrée en Verseau, rejoignant ainsi Jupiter et Saturne eux-mêmes en dissonance aves Uranus, en chute en Taureau. Ce jour-là Jack Dorsey, c.e.o de Twitter, bannissait D. Trump, président toujours en exercice, de son réseau social. Et pour faire bon poids, plus de 70 000 comptes furent supprimés. Ce premier coup d’état du « corporate socialisme » émut jusqu’au politiciens européens.

Je considère qu’il existe trois types de récits. Le mythe, cyclique, s’assure de la permanence de l’harmonie entre synchronicités planétaires et ordonnance civilisationnelle (ère du Taureau). L’histoire, linéaire comme l’ère du Poisson, évolue en complexifiant sans cesse son rapport à l’espace-temps tandis que le programme, matriciel et performatif, construit de multiples « narratives » ou univers alternatifs (réels, fictifs ou virtuels) tout à la fois parallèles et partiellement convergents (ère du Verseau). C’est à ce titre que l’on peut considérer la tétralogie « Hunger games » comme un programme prédictif basé sur un recyclage de mythes. Le Capitole sert de cadre à l’action de la fiction comme le Capitole sert de décor à la performance de Lady Gaga.  De même, les 191 500 (soit par réduction numérique 16, ce nombre correspondant à l’arcane de la Maison-dieu) drapeaux plantés sur le National mail afin de remplacer les spectateurs peuvent être perçus comme une réminiscence de la destruction du district 13 dans « Hunger Games ».

Il serait alors tentant d’établir une homologie entre la pop star et le personnage de Katniss car toutes deux portent en broche la représentation d’un oiseau. Concernant l’oiseau « d’Hunter games », on sait qu’il s’agit d’un hybride crée par l’élite afin d’espionner la communication des rebelles. Ceux-ci démasquant le stratagème, retournent l’arme contre l’ennemi en lui communiquant de fausses informations. Aussi lorsque Katniss porte la broche du geai moqueur, c’est en tant qu’égérie de la résistance à l’inverse de Lady Gaga qui participe à la célébration de l’élite. Nous assistons là à un défaut de maîtrise de la « narrative » causé par une mésinterprétation symbolique : ce qu’annonce malgré elle la chanteuse, c’est la désaffection des réseaux sociaux classiques et l’émergence de l’internet décentralisé.

L’inauguration de l’ère du verseau passe par une guerre de l’élite menée contre le peuple. Elle sait qu’inexorablement celui-ci va s’émanciper spirituellement et qu’elle n’aura donc plus de raison d’être. On comprend alors mieux sa stratégie : neutraliser psychiquement le peuple, l’éliminer s’il résiste.

 Jeudi 28 janvier 2021,

Le 20 janvier, Saturne conjoint à Mars, en Taureau (la finance) est au carré de Jupiter en Verseau (le peuple). L’action GameStop n’a perdu en clôture que 0,61% (16 étant son nombre miroir, le chiffre renvoie à l’arcane de l’illumination et de la destruction).

Il s’agit d’un conflit asymétrique opposant de petits investisseurs n’ayant rien à perdre à des spéculateurs puissants, victimes de leur hybris donc incapables d’imaginer un tel scénario en leur défaveur.

Le stratège en prédation larry Left promet ce jour-là de présenter sous forme de vidéo une argumentation exhaustive en faveur d’une spéculation à la baisse. La diffusion est reportée au lendemain à cause de l’Inauguration Day. Malgré la pertinence de ses arguments, l’action gagne 9.9% (6.6 étant son nombre inversé).  Mais sommes-nous toujours sur le terrain de la rationalité lorsque l’on sait que l’action valant moins de 3 dollars en août 2019 se négociera 20 dollars en mars 2021 ? Soit une augmentation 666.666% !

                    Vendredi 29 janvier 2021,

L’adaptation de Robin de Bois contextualise la lutte des opprimés contre les puissants par référence à l’usurpation du pouvoir commise par le prince Jean lors de la captivité du roi Richard Cœur de lion (Trump est ascendant lion). Archétype de l’ambiguïté et partant de l’ubiquité, Robin est tout à la fois brigand et justicier. Il évoque le dieu des voleurs, des réseaux et donc de la communication. Est-ce la raison pour laquelle « Robin » a donné « Robinet » ? Notons au passage que « Robinette » est le deuxième prénom de Biden…

Hier, jour de la pleine lune, Alexandra Ocasio-Cortez, représentante de l’aile gauche du parti démocrate a posté sur Twitter le message suivant :

« C’est inacceptable.

Nous devons en savoir davantage sur la décision de@RobinhoodApp visant à empêcher les particuliers d’acheter des actions alors que les fonds spéculatifs sont libres de négocier les actions comme ils l’entendent.

En tant que membre du comité des services financiers, je serais, si nécessaire, favorable à une audition ».

Ce matin, l’indice Nikkei a clôturé à moins 1.89% (soit par réduction numérique 18, à savoir l’arcane de la lune).

  Lundi 1er février2021,

Il pourrait être pertinent d’associer le concept d’égrégore à celui de réalité alternative.

J’appelle égrégore toute énergie produite par un groupe d’individus dont la somme est supérieure à l’addition des énergies prises individuellement. De ce point de vue on pourrait assimiler l’égrégore à une dynamique de groupe. On distinguera l’égrégore spontané tel qu’il peut se former après une catastrophe naturelle (voir les images de ces sauveteurs improvisés qui soulèvent littéralement des montagnes pour dégager des victimes ensevelis sous des monceaux de béton), l’égrégore dirigé, encadré par un leader et organisé par des règles (les galères, le sport collectif) et l’égrégore religieux par la pratique des rites; peu importe qu’ils soient exotériques ou ésotériques. A titre d’exemple, je citerai le mouvement des « gilets jaunes », initié fin 2018. Au départ le mouvement semble spontané et récuse même toute légitimité à une quelconque représentation. Afin d’éteindre l’incendie social, le pouvoir joue sur deux fronts : la répression et la création de leaders aussi peu crédibles les uns que les autres. Ne parvenant pas à discréditer le mouvement, le pouvoir opérera une récupération du mouvement via ses proxys (antifas…). Si bien que l’égrégore d’abord spontané est devenu dirigé et donc qu’in fine des gilets jaunes, par glissement des revendications, ont pu combattre leurs propres intérêts. Mais on peut « pousser » la réflexion en nous demandant si le mouvement n’était pas d’emblée dirigé ; le but étant de constituer une opposition factice et friable afin de faciliter la prise de mesures impopulaires. Dès lors le programme d’ingénierie sociale aurait échoué à cause, paradoxalement, de sa pertinence. Ayant posé cette hypothèse, je mets en concurrence deux réalités alternatives, dont l’une sera éligible au statut de « complotiste » dès lors que j’aurai envisagé la possibilité d’un égrégore dirigé.

Ce qui est valable dans la réalité, l’est, sinon plus, dans la virtualité : les réseaux sociaux sont des générateurs d’égrégores spontanés (le buzz) et dirigés (les algorithmes). Si tout laisse accroire à un mouvement initialement spontané (les petits unis contre les puissants), rien n’empêche de penser tout autant à un égrégore progressivement dirigé. Dans ce cas, qui serait à la manœuvre ? les partisans du Great Reset (ordo ab chao), des opposants ou résistants selon le point de vue, au parti démocrate ? A moins qu’il ne s’agisse de la main du Kremlin (le grand Satan des démocrates) ? Retenons cette dernière hypothèse, et revisitons l’affaire Navalny.

Le pouvoir russe a immédiatement considéré les manifestations en faveur de l’opposant russe stipendié par l’occident comme le début d’une possible révolution de couleur (égrégore dirigé). Navalny n’est pas en soi un danger pour le pouvoir (il a très peu de visibilité en Russie) mais il peut être l’étincelle à un mouvement populaire de type « gilets jaunes ». D’où l’importance capitale du reportage du palais supposé appartenir à Poutine afin de prouver sa concussion. Or la contre-offensive conformément aux guerres hybrides a résidé à « retourner » la désinformation (« fake news ») en établissant que ce palais non seulement n’appartenait pas à Poutine mais en plus que l’édifice était toujours en construction. Les images d’intérieur provenaient d’un autre lieu. Il serait séduisant de penser que l’opposant ait été intoxiqué par le FSB non pas au Novitchok mais par une vidéo falsifiée. Si l’on considère cette hypothèse, on appréciera à sa juste mesure l’ironie de Poutine qui lors du forum de Davos a rangé Navalny du côté des populistes, laissant par-là entendre une potentielle influence extérieure sur le populisme occidental.

                                                     

Mardi 2 février 2021,

Le mardi 6 janvier 2021, Mars entrait en Taureau le jour-même où le congrès devait procéder à la certification des résultats de la présidentielle, certification qui fut interrompue par l’irruption de manifestants. Si parmi ces derniers se distinguèrent de façon carnavalesque des sympathisants de QAnon, on ne manqua pas de noter la présence d’antifas. On fut aussi surpris par la fragilité de cordon policier censé protéger le Capitole. Aussi l’hypothèse d’une opération sous faux drapeau dont la visée était moins de compromettre Trump, qui lors d’une manifestation à Washington avait auparavant invité ses supporters à rallier le Capitole, que d’opérer un glissement sémantique par lequel les expressions « complotisme » et « terrorisme intérieur » deviendraient synonymes auprès de l’opinion. C’est ainsi que l’on interprètera la déclaration de Jacob Anthony Chansley, le “chaman de QAnon”, qui s’était dit prêt à témoigner contre Donald Trump lors de son procès en destitution, après que l’ancien président ne lui accorda pas sa grâce à la suite des émeutes.

Cependant le terme « émeutes » ne me parait pas tout à fait juste au regard des échanges symboliques ayant marqué l’évènement. Je parlerais plutôt de chahut, de charivari. On hurlait, on aboyait, on trépignait.

Il y a en effet un décalage entre le tragi-comique des images des parlementaires confinés, le trouillomètre à zéro et le comico-tragique de celles assaillants, personnages d’une farce grotesque, surpris de se retrouver si facilement dans le saint des saints. Comble de l’ironie : c’est un membre de « Black lives matter » qui filmera le meurtre d’une militante pro-Trump par un policier. Les producteurs de l’évènement voulurent susciter terreur, effroi et éréthisme populaire, ils n’obtinrent que sidération…

Maîtriser la « narrative », c’est avant tout garder la main sur les symboles. Ainsi les cornes de bovidé (taureau ?) métaphorisent la notion de majesté et celle des bienfaits du pouvoir royal. Elles sont l’emblème de la Magna Mater divine, de la Grande Déesse de la fertilité. Or par un rituel magique pratiqué malgré lui, Q Shaman, en s’arrogeant le siège du speaker, alla de facto procéder à un transfert symbolique du pouvoir. Pourtant Q Shaman n’a pas été sacré roi, il dort toujours en prison.

L’avocat de Q Shaman, Albert Watkins, a déclaré sur Fox News que son client regrettait “d’être dans une position où il a laissé cette tromperie le mettre en position de prendre des décisions qu’il n’aurait pas dû prendre”. Il a poursuivi en disant que Jacob Anthony Chansley avait été “horriblement séduit” par Trump. Q Shaman a pris conscience qu’il avait comme ses compagnons, fait l’objet d’une opération d’hameçonnage (phishing), d’une reprogrammation mentale par usurpation d’identité et abus de confiance : le gouvernement de continuité ou « deep state », s’est présenté, via le personnage de Trump, comme le « sauveur ». Une fois le piratage mental accompli et que le bourreau, dissimulé derrière la figure du sauveur, a gagné la confiance de la population-cible, il peut déclencher le changement de paradigme : l’invention du terroriste intérieur contre qui l’état de droit doit se protéger ; Biden, dont l’élection faisait justement l’objet de la mobilisation des supporters de Trump, devenant le garant des institutions. Mais la réussite d’une telle opération psychologique suppose un très haut degré de dissimulation. Or la révélation de Q Shaman nous permet de saisir toute la profondeur de cette maxime de Lanza del Vasto : « le diable a deux cornes, l’orgueil et le mensonge ».

Le choix du terme « révélation », synonyme ici « d’illumination », m’oblige à certaines précisions. En effet, en associant numérologiquement la date aux lames du tarots, j’obtiens l’arcane du pendu qui coïncide parfaitement au personnage de Q Shaman en ce que la carte représente l’attente et l’expiation. Mais au-delà de l’impuissance, on peut aussi penser que le Pendu est la victime d’un asservissement magique dont il doit se libérer par renversement du point de vue. Suspendu par les pieds, Le Pendu est l’initié qui a inversé les valeurs de ce monde et compris que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Autrement dit qu’il faut se battre sur le terrain de l’ennemi, blesser son orgueil pour le pousser à la faute (hubris) afin qu’il avoue ses mensonges et qu’à son tour il expie.

                                                  Mercredi 3 février 2021,

Plus de 20000 gardes nationaux furent chargés de sécuriser l’inauguration Day, eux-mêmes contrôlés par le F.B.I et d’autres militaires. Démonstration de force qui avait pour but de générer un stress collectif mais qui dénotait incidemment la crainte éprouvée par l’élite vis-à-vis du peuple. Si Washington resta déserte, des émeutes éclatèrent ailleurs, notamment à Portland, foyer insurrectionnel lors de l’affaire George Floyd. Des antifas clamaient « we don’t want Biden, we want revenge », rejetant ainsi l’appel à l’unité nationale lancé ce jour-là par Biden et mettant par conséquent en porte-à-faux l’aile radicale du parti démocrate, incarnée par Alexandra Ocasio Cortez.

Hier, Katie Porter, représentante démocrate progressiste proche de Kamala Harris a relaté dans un entretien accordé à la chaîne msnbc, comment elle et Alexandra Ocasio Cortez s’étaient, selon elle, courageusement cachées dans son bureau pendant les émeutes du 6 janvier. Et de citer sa collègue : « I hope I get to be a mom, I hope I don’t die today » … Comme un écho à la scène qui s’était déroulée à New York, le 3 octobre 2021 où lors d’une réunion publique organisée par l’Alexandria Ocasio-Cortez, une jeune active proche de l’extrême droite, prit le micro pour reprendre le slogan écrit sur son t-shirt : « Sauvez la planète. Mangez un enfant ».

Le pouvoir le plus précaire est celui dont le ridicule n’échappe plus à l’opinion publique.   

Jeudi 4 février 2021,

Lady Gaga appartient à la génération Y, celle dont le ciel de naissance est marqué par la présence de Pluton en scorpion.

Concernant l’astrologie, il me semble que l’une des principales apories réside dans la relation posée entre la désignation de la planète et son influence supposée s’exercer sur l’humanité. Si les astéronymes antiques sont, par le jeu des homologies, en adéquation avec une vision mythologique du monde (cosmogonie id est astrolâtrie), se pose la question de la désignation des planètes en astronomie. La découverte par observation télescopique d’Uranus en 1781 et celle, par modélisation, de Neptune en 1846, donnèrent lieu à des controverses concernant leurs appellations respectives. Mais celles-ci convinrent aux astrologues qui y virent des signes : Uranus, planète du peuple, de la versatilité et de l’émancipation apparut au mitan de la guerre d’indépendance américaine (1781), annonçant par-là même la Révolution française (1789), tandis que Neptune, planète reliée à l’élément liquide, aux rêves et aux croyances représentait parfaitement le mouvement romantique et la montée en puissance des thalassocraties. Est-il futile de noter que le plutonium a été isolé dix après la découverte de Pluton (1930) en bombardant de l’uranium, isolé en 1789, par du deutérium ? Autrement dit, si l’on superpose à la temporalité, la causalité, se trouve confirmé le grand principe hermétique selon lequel « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut » ; les grandes découvertes astronomiques entrainant celles dans l’infiniment petit.  S’il est évident que les noms choisis par les astronomes ont déterminé la symbolique astrologique, j’imagine à l’inverse que la découverte et la désignation des transaturniennes ont à leur tour déterminé le réel.

L’histoire officielle veut que Venetia Barney, alors âgée de 11 ans, soit à l’origine de l’association de la planète nouvellement découverte au dieu Pluton. Cette suggestion fit la quasi-unanimité en raison de l’homologie entre la planète sombre, froide et la plus éloignée de la terre et Pluton, le maître des enfers. Dès lors, l’astrologie, qui devint populaire à cette époque, associa à Pluton, les idées de richesse dissimulées (plutocratie), de pouvoirs occultes, d’ésotérisme, de perversion sexuelle et chose étrange, de pétrole. Après la seconde guerre mondiale, on en fit aussi la planète de l’atome exaltant ainsi les principes de destruction et régénération liées à sa symbolique. Si certains astrologues de l’époque virent avec la découverte de Pluton l’annonce de l’avènement du nazisme, quelques astrologues contemporains, conscients de l’imminence de la mutation des paradigmes, substituent aujourd’hui les nanotechnologies, la génétique et les mégadonnées (« data swamp ») au pétrole alors que les planétologues envisagent dans le m^me temps que la planète naine puisse contenir une couche organique ressemblant à de l’asphalte sous sa surface.

Le 19 octobre 2017 fut repéré le premier corps interstellaire, baptisé Oumuamua (« l’éclaireur », « le messager » en hawaïen), à provenir de l’extérieur du système solaire. On constata que sa trajectoire n’était pas seulement mue par les forces gravitationnelles mais qu’aucune trace de dégazage propre aux comètes n’était détectée. Ce qui permit à d’éminents astronomes de supposer y voir le premier signe d’une vie intelligente extraterrestre. Pour notre part, nous nous nous limiterons à constater que cette découverte nous invite à nous interroger sur la découverte des limites de plus en plus ténues entre ce qui distingue le vivant de l’inanimé. Comme ce sera le cas deux ans plus tard lorsqu’il il s’agira d’un certain virus.

 Ce que voit Lady Gaga est-il réel ou n’est-ce qu’un signe ?  Tout ne serait que virtualité ?

    Vendredi 5 février 2021,

Le conspirationniste cherche du sens. Même si le monde semble marcher sans rime ni raison, il en cherche la cadence à l’inverse du simpliste pour qui le chaos ne prépare aucun ordre à venir, la perception du chaos n’étant que la conséquence d’une évolution post-moderniste d’un occident émancipé de tout métarécit. Le simpliste, dans sa version pessimiste (on l’appellera collapsologue) verra dans le chaos la conséquence d’une bêtise généralisée, d’une inconséquence monstrueuse menaçant jusqu’à l’ordre initial du cosmos (Gaïa).

Le 3 février, Rihanna aux 100 millions d’abonnés, s’est demandé à propos des contestations paysannes en Inde « pourquoi ne parlons-nous pas de ça », déclenchant une mobilisation de l’opinion occidentale l’opinion occidentale, galvanisant les bagaudes en Inde, obligeant Twitter à revenir sur sa décision de censurer les leaders de la contestation et contraignant ainsi le gouvernement indien à couper internet.

Au moment où Biden annonce les grands axes de sa politique étrangère surgit un cygne noir. Rihanna aura, contre les intérêts américains, peut-être œuvré en faveur d’un rapprochement sino-indien :

« L’oxygène américain

Inspire, ce sentiment

L’oxygène américain, l’oxygène américain »

 

Samedi 6 février 2021,

Achevant son transit en Capricorne – avatar d’Enki, dieu du déluge, signe de l’attente et du pouvoir- Pluton révèle peut-être les mécanismes contemporains du pouvoir : une élite unie dans le crime et la perversité (pédo-satanisme), pour détruire le peuple (malthusianisme), condition nécessaire à la régénération de l’humanité (transhumanisme) et à une alliance renouvelée (messianisme). Mais le temps est compté : Pluton quittera le Capricorne en mars 2023 pour rejoindre le Verseau…

Les « Simpsons » sont au simpliste ce que « Brazil » ou « 1984 » (Orwell, membre de la société fabienne, imagine l’avènement de ce « corporate-socialisme » ou socialisme de troisième voie, objet politique du fabianisme) est au conspirationniste. Il s’agit de programmes prédictifs. Qu’ils soient le fruit du hasard, d’un effet de relecture, du génie ou d’un complot ourdi de longue main, ils agissent de la même façon en jouant sur les émotions et les sentiments les plus opposés de manière à produire un égrégore facilitant la réalisation du scénario. A la différence la fiction prohibitrice ou inhibitrice qui vise à empêcher que tel ou tel évènement ne se réalise. On peut aussi considérer à cet égard « 1984 » comme une dénonciation du nazisme et du stalinisme et le mythe d’Œdipe comme la matrice à l’intérieur de laquelle se joue la confrontation des deux modèles : performatif versus dissuasif.

On compte chaque année 460 000 signalements d’enfants disparus aux Etats Unis. Au cours d’une enquête sur un trafic d’êtres humains en Californie, l’opération « lost angels » initiée par le F.B.I le 11 janvier 2021 a permis de retrouver 33 enfants disparus. Il y a trois jours, deux agents du F.B.I ont été abattus par un suspect dans une affaire de pédopornographie. On s’étonnera donc qu’Hollywood n’ait jamais abordé à ma connaissance un tel fait de société. « La Nuit du chasseur » n’était qu’un film indépendant.

« She had two

   Pretty children

   But one night these twho

   Pretty children

  Flew away, flew away

  To the sky, to the moon »

QAnon, mouvement virtuel initié en 2017, visait à rassurer la base électorale la plus mystique de Trump en lui suggérant que son héros, tout juste élu mais déjà neutralisé, n’avait pas renoncé à sa principale promesse à savoir de drainer le marais (« drain the swamp ») mais parce qu’isolé, il devait agir de façon occulte. Par ses messages codés (« drops »), QAnon se chargeait d’informer ses zélateurs de l’avancement de la guerre menée par Trump contre les élites, coupables de pédo-satanisme.

Mais les révélations concernant les affaires « pizzagate » (à partir de 2016) et « Wayfair » (2020) ont eu pour conséquence de faire la joie des simplistes à qui l’on offrait l’occasion de ridiculiser à bon compte les naïfs et surtout d’escamoter l’affaire Epstein (2019) qui pour le coup donnait raison aux complotistes à propos des supposés chantages sexuels exercés sur l’élite politique. QAnon a peut-être servi un pompier pyromane qui pour étouffer un feu, s’est servi de pétards mouillés.

Un scandale éclate, je suis chargé de limiter les dommages. Dans un premier temps je fournis des informations convaincantes qui alimentent le scandale. Une fois ma fiabilité reconnue, je mêle peu à peu à mes informations des « fake news » ou friandises cognitives qui auront pour objet de discréditer l’ensemble des révélations que l’on dit parfois croustillantes.  Tout cela relève de l’endoctrinement et de la manipulation mentale.

Pour autant les liens entre élite et pédo-criminalité tendent malgré les efforts de ré-information des médias institutionnels à se confirmer. Ainsi pourquoi les décodeurs du journal Le Monde, dans un article consacré à l’affaire Wayfair prennent si facilement pour argent comptant les arguments des dirigeants du site marchand, lesquels justifient tout à la fois le prix des armoires et suppriment les annonces au prétexte de l’absence d’explication concernant la qualité exceptionnelle des produits ? J’eusse aimé que les journalistes s’assurassent que cette lacune contrevînt aux conditions générales établies par le site et justifiât la suppression des annonces… Aussi postulerons-nous la possibilité d’un cycle civilisationnel qui s’achève du fait d’une élite, qui pour conserver sa position, entre en guerre contre le peuple et qui pour s’en protéger multiplie à l’instar des sectes ou des mafias les plus sombres, les rites d’allégeance dont le pédo-satanisme serait la forme ultime par la transgression des principes moraux les plus élémentaires qu’il impose.

Annonçant la sortie imminente de son parfum « fame », lady Gaga précise l’avoir conçu sur la base de la structure moléculaire de son propre sang et dont le jus noir aurait la particularité de devenir transparent au contact de l’air. Lors de sa sortie commerciale, on apprendra qu’il affiche une composition bien plus sage qu’annoncée : larmes de belladone, coeur broyé d’orchidée tigre, voile noir d’encens, essences de safran et de miel, abricot écrasé. Appelée aussi cerise du diable, la belladone faisait en Cappadoce l’objet d’un culte où lors de cérémonies, après avoir ingéré le poison, ses prêtres-magiciens brandissaient des couteaux, des sabres dont ils se faisaient des blessures, volontaires et le peuple, pour se purifier, buvait le sang qui en coulait. Adrénochrome

        Lundi 08 février 2021,

D’un point de vue astrologique, l’année 2021 sera scandée par l’opposition de Saturne en Verseau avec Uranus en Taureau, signe selon certains de graves crises financières, de famines et d’instabilité politique majeure qui sont autant d’appels à la spiritualisation de l’occident. Il est amusant de noter que l’année chinoise se déroulera a contrario harmoniquement sous le signe du Bœuf de métal, homologue à notre Taureau : positivité des valeurs terriennes, de la matérialité, du racinaire. Deux astrologies, deux conceptions vaccinales, le monde se polarise. L’échec du mondialisme messianique est patent, le gouvernement chinois veut mettre fin à la féminisation des garçons adolescents. Et pour ce faire, la Chine doit devenir selon Xi une superpuissance du football d’ici 2050.

La thalassocratie (Océania) doit absolument empêcher la création d’un axe zodiacal eurasien dont l’ex URSS serait le milieu du ciel (l’étoile rouge). C’est la condition de sa suprématie sur le monde. Compte tenu de l’impossibilité théorique d’un conflit de haute intensité, la guerre hybride doit absolument avoir lieu quand bien même celle qu’elle aurait déclenché en son sein afin d’évincer le jacksonien Trump était loin d’être gagnée. Raison peut-être pour laquelle l’option militaire demeure puisque Biden aurait déployé dans la foulée de son installation à la Maison Blanche quatre bombardiers B-1B à capacité nucléaire en Norvège. Une première historique…

              Mardi 09 février 2021,

 L’homophonie de « jais » et « geai » s’explique partiellement par l’étymologie puisque les deux mots partagent un étymon d’origine latin commençant par la syllabe [GA], « gaïus » (Gaïa) pour le corvidé et « gagates » pour la gemme. Le geai jase, cacarde, cajacte. On dirait qu’il gagate !   

Oiseau bruyant et bavard, le geai produit aussi bien des cris rauques – il symbolise alors le guetteur- qu’il est capable d’imiter les cris d’autres oiseaux. A ce titre il évoque le masque dont la fonction sert à exhiber un aspect de la personnalité de son porteur tout en couvrant ceux qui le rendent vulnérables. Il est le maître des déguisements.

Le trouble de la personnalité multiple a été reconnu officiellement en 1993. Bien que requalifié en trouble dissociatif de l’identité pour des raisons qui tiennent aux enjeux épistémologiques de la psychiatrie (ainsi comment pourrait-elle admettre la réalité de la transe chamanique ou même de la lycanthropie ?), on peut le caractériser par l’association de l’amnésie et de l’alternance de personnalités (la précision de certaines constructions sont fascinantes) consécutif à un traumatisme profond – « le tueur ultime » selon Lady Gaga-, vécu dans l’enfance. « Mon passé est une peinture inachevée, et tout comme l’artiste peintre, je dois remplir tous les affreux trous pour embellir la toile de nouveau », avoue-telle dans l’introduction de la vidéo promotionnelle « Marry the night ». Mais quels sont ces « affreux trous » ? Des trous de mémoire pour occulter des sévices subis, viols, actes de torture (« Gonna make love to the stark » où la substantivation adjective agglutine à la fois les idées de brutalité et de désolation associées à la nuit et celle de d’illumination induite par l’étoile contenue dans le mot « stark ») ? Le ressort artistique de la chanteuse (« je veux être une star … parce que je n’ai rien à perdre ») se confond avec le tableau clinique des personnalités multiples. Reste à déterminer la part d’artifice et de catharsis motivant une telle mise en scène.

Parmi les « alters » de Lady Gaga, il y a Jo Calderone. Dans une interview accordée en 2010 au magazine « Vogue Hommes Japan », on apprend qu’il est sicilien (le patronyme est aussi porté par un célèbre mafieux repenti), mécanicien et qui rêve d’ouvrir une concession d’automobiles. Se présentant comme étant l’amant de la chanteuse, on ne verra ici d’abord un coup publicitaire de la part de la chanteuse travestie pour l’occasion. Pour autant sa performance où elle apparait sous l’identité de Jo Calderone lors des « Video music Awards » de MTV en 2011 intrigue par la gêne qu’elle ne parvient pas à distiller auprès d’un public rendu otage de ses confessions les plus intimes. Finit-il par saisir la part de vérité que laisse échapper la mascarade ? Hélas, non … Pourtant Lady Gaga sous le masque de Joe Calderone, prétextant de sa séparation d’avec elle-même, fait des aveux troublants :  d’abord « j’avoue que j’ai pété les plombs » puis, peu après, « elle m’a dit que j’étais le dernier (« the last one ») … Je ne suis pas comme lui !!! ». Finalement ce sont trois personnages qui sont convoqués par la chanteuse. Ainsi l’amant déplore le motif de la rupture évoquée par Lady Gaga au prétexte que son comportement est identique à celui d’un ex. ; tous deux ayant une expression pathologique de la virilité. Ce que la mise en scène du personnage confirme par son apparence et le jeu outrancier des stéréotypes et mimiques machistes. Que nous dit la chanteuse si l’on résorbe la mise en abîme ? tout simplement : « si je pète les plombs c’est parce que je suis coupable d’infliger à autrui, réellement ou par le truchement du fantasme, des sévices que j’ai moi-même subis et que je demeure malgré tout victime, parce que victime de celui qui me les a initialement infligés : « au début je trouvais ça sexy, mais là je m’y perds (I’m just confused) ».

En 2008 Lady gaga devint célèbre grâce à sa chanson intitulée « Just dance ». Le 04 octobre de la même année, son amie chanteuse et mannequin Lina Morgana est retrouvée morte au pied de son hôtel après avoir été vue dansant sur le toit du bâtiment composé de 10 étages. Son titre « My angel » commence ainsi :

« My angel w’re always near

   My angel, y’re all I fear »

Angélina est le troisième prénom de la star consacrée au Capitole Ill. Il se peut en effet que n’ayant plus rien à perdre, elle ait pu devenir une star…

           Mercredi 10 février 2021,

J.B.E Goldstein, dans sa « théorie et pratique du Collectivisme oligarchique » (éditions 1948), démontre comment le maintien de l’élite au pouvoir doit passer par un processus révolutionnaire (« il faut que tout change pour que rien ne change ») où le kalos kagathos organisant l’ordre ancien doit être subverti ; le Laid, le Faux, le Mal promus comme nouveaux paradigmes : « l’ignorance, c’est la force », « qui contrôle le présent, contrôle le passé. Qui contrôle le passé, contrôle le futur », « la liberté, c’est l’esclavage », « la guerre, c’est la paix ».  Dans le prolongement de la pensée machiavélienne, Goldstein pose la nécessité de disjoindre discours politique et action politique. Autrement dit, le discours politique est de nature anti performative. Sa construction procède de l’action visée et son message, rapporté à l’acte réalisé, est par nécessité cognitivement dissonant : « il résulte que la véritable intention est laissée irresponsable, puisque souvent, elle apparaît comme vicieuse et réactionnaire à l’entendement de la masse ». Si bien que la pensée politique est par nature finaliste, donc « conspirationniste » à l’endroit du peuple et que la condition de la réalisation du programme politique passe par l’adoption d’un posture « simpliste » : « et alors la véritable intention est toujours niée et abandonnée au « hasard », présentée comme une conséquence inattendue et malheureuse, ou comme le corollaire de la forme de l’intention ».

Hier la mission d’inspection de Wuhan a déclaré que la contamination depuis le laboratoire P.4 étant hautement improbable, il n’y avait pas lieu d’y enquêter, évacuant de facto l’hypothèse d’une cause humaine à la pandémie. Le même jour le Sénat américain a déclaré constitutionnel le procès intenté contre Trump. Il est donc possible d’interdire un président d’exercer alors qu’il n’est plus en exercice. Le même jour on apprend que Facebook interdit désormais d’affirmer que les vaccins contre le covid-19 sont dangereux : l’innocuité du vaccin est garantie à condition de ne pas évoquer ses effets secondaires possibles. Le même jour, « Time magazine » publie en ligne un article à paraître le 15 février où il est question des irrégularités constatées lors des élections américaines. Confirmant les arguments des dénonciateurs d’une élection truquée, précisant même le rôle de chacun dans la machination et notamment celui de Michael Podhorzer, directeur politique pour l’A.F.L, l’article se conclut ainsi : « C’est la Démocratie qui a finalement gagné. La volonté du peuple a finalement triomphé. Mais c’est fou, rétrospectivement, qu’il en ait fallu en arriver là pour assurer une élection aux Etats Unis d’Amérique ».  Ainsi, la sédition, c’est la démocratie !

      Jeudi 11 février 2021,

Tout comme le mythe, la prophétie est un métarécit, une sorte de système d’exploitation narratif. A cet égard, le motif des 4 cavaliers de l’apocalypse a fait l’objet d’autant d’exégèses qu’on l’appliquait à tel ou tel moment historique. Si la compréhension de la dernière partie de la séquence avec les cavaliers rouge (la guerre), noir (la famine) et verdâtre (la mort), est évidente par de par sa logique évènementielle, il n’en est pas de même pour l’interprétation du cavalier blanc qui, parce que sa couleur est la seule connotée positivement, constitue un point aveugle de l’eschatologie et permet en retour un réinvestissement constant de la séquence. Associé au terme « cavalier », nous avons « blanc », « couronne » et « arc ». Comment alors dépasser l’opposition « blanc » (pureté, sainteté) à « noir », « rouge » et « verdâtre » ? Je propose de redistribuer les oppositions en mettant provisoirement de côté l’élément « verdâtre » et d’opposer le « blanc » et le « noir » au « rouge » pour fonder l’hypothèse selon laquelle la prophétie contiendrait des traces de mythe cosmogonique. Assignant au « blanc » le ciel diurne et au « noir » le ciel nocturne, le « rouge » serait le ciel ensanglanté (l’aurore), conséquence de l’acte de castration commis par Cronos afin de séparer Ouranos et Gaïa et de permettre ainsi l’avènement du monde. Or « Cronos », un temps pressenti pour désigner la planète Pluton, est étymologiquement lié aux concepts « corne » et « couronne ». Le cavalier « blanc » porte une couronne. Serait-ce l’avatar de Cernunnos, le dieu cerf, celui qui est représenté sur le chaudron de Gundestrup assis en position de yogi, tenant les avant-bras levés au ciel comme pour symboliser l’axis mundi ? Allons plus loin et supposons que l’arc du cavalier blanc soit une réminiscence du centaure symbolisant le sagittaire, figure hybride incarnant le dieu mésopotamien Pabilsag dont la mère Gula était patronne de la médecine. Si bien que l’association du centaure à la médecine étant d’autre part confirmée avec Chiron, si l’on superpose la prophétie à notre époque, on obtient le syntagme suivant : l’épidémie de coronavirus (couronne) débute fin novembre 2019 (signe du sagittaire), entrainant l’adoption de mesures politico-sanitaires (le pouvoir des blouses blanches) dont les conséquences seront monstrueuses pour l’occident (la « quatrième partie du monde » livrée au cavalier verdâtre).

Lorsque les experts de l’OMS arrivèrent à Wuhan le 14 janvier, fut immédiatement évoqué le laboratoire P.4. Les autorités chinoises quant à elles rappelèrent que la pandémie pouvait avoir eu tout aussi bien pour origine les jeux militaires mondiaux organisés par Wuhan auxquels aurait participait le patient 0, un soldat américain dénommé Maatje Benassi. Et de poser la question à propos du laboratoire militaire américain de recherche biologique de Fort Detrick, fermé pour des raisons de sécurité en août 2019. On constate par ailleurs que la thèse du laboratoire P4 soutenue par QAnon fut soigneusement entretenue par Trump. En 2019, la Chine devait faire front à de telles adversités (minorité ouïghoure, Hong-Kong, accords commerciaux, mer de Chine, conflit frontalier avec l’Inde) qu’elle ait pu, après avoir nié le problème, envisager ultérieurement (peu avant le nouvel an chinois) le virus comme une bio-arme – à tout le moins par destination – et avoir en conséquence changé radicalement la façon de gérer l’épidémie de façon à dramatiser le spectacle offert au monde et à condamner en retour l’occident à prendre des mesures similaires quelques mois plus tard.

Comme tout est bien qui finit bien, l’OMS s’est finalement ralliée à la thèse alternative proposée par les autorités chinoises : la transmission via des surgelés importés… Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Wu Qian, porte-parole du ministère chinois de la défense, a annoncé hier que les troupes chinoises et indiennes stationnées sur les rives nord et sud du lac Pangong avaient initié un retrait synch

Vendredi 12 février 2021,

La déclaration finale de la Conférence des Nations Unis sur l’environnement réunie à Stockholm en 1972, proclame au cinquième paragraphe : « l’augmentation de la population pose sans cesse de nouveaux problèmes pour la préservation de l’environnement et il faudrait adopter, selon que de besoin, des politiques et des mesures appropriées pour régler ces problèmes. Les hommes sont ce qu’il y a de plus précieux au monde. (…) ». Quelle relation logique élide la parataxe ? Il faut réduire la population au nom même de l’humanité (relation causale) ou faut-il pour des raisons écologiques mener une politique de dépopulation quel qu’en soit le prix en termes de vie humaines (relation concessive) ?  Comme un écho au premier commandement inscrit sur les Georgia Guidestones : « Maintenez l’humanité en dessous de 500 millions d’individus en perpétuel équilibre avec la nature ». Mais le paragraphe s’achève sur une note d’optimisme : « avec le progrès social et l’évolution de la production, de la science et de la technique, l’aptitude de l’homme à améliorer son environnement se renforce chaque jour ».

Avec « Snowpiercer » sorti en 2013, Bong Joon-ho reprend la même thématique mais ici sur le mode dysphorique. La nature, devenue hostile à force d’avoir subi les assauts de l’humanité, sert de cadre à la circumnavigation Incoercible d’un train convoyant les survivants de l’apocalypse. A la fois allégorie de la société avec ses trois classes (inférieure, moyenne et dirigeante) et de la technologie (le train est actionné selon les principes du mouvement perpétuel), « Snowpiercer » sert de cadre à un récit initiatique où le héros issu de la classe reléguée parvient au terme d’une insurrection à atteindre la motrice. Il découvre alors que la révolution qu’il croyait spontanée avait été en réalité fomentée par l’élite à des fins de dépopulation et, surtout, que la machine était en réalité animée par des enfants esclaves. Le cinéaste joue comme les conférenciers de Stockholm avec les mêmes concepts, mais les agence différemment.

Dans un article du Monde intitulé « Qu’est-ce que « The Great Reset », un livre devenu théorie du complot ? », le journaliste « décodeur » reprend les arguments conspirationnistes pour les retourner. Parmi ceux-ci nous ne retiendrons que le suivant : « Le « Great Reset » promeut-il la surveillance généralisée ? Ces accusations prolifèrent sur les sites complotistes d’extrême droite, mais ils ne correspondent aucunement au propos des auteurs. Certes, Klaus Schwab a été l’auteur en 2017 de La Quatrième Révolution industrielle, un ouvrage enthousiaste sur les possibilités offertes par l’Internet des objets et les progrès des technologies médicales. Cet enthousiasme se retrouve en partie ici, quand l’ouvrage applaudit les progrès de la télémédecine et projette la démocratisation de toilettes connectées. Mais il alerte également contre « le risque de dystopie » lié à la rencontre du capitalisme de surveillance et du déploiement d’outils de veille contraires à la vie privée. » Or c’est l’intelligence artificielle qui constitue le « principe » énergétique (où les données sont le minerai) de cette nouvelle ère industrielle souhaitée par Klaus Schwab. Or ces données, ce sont les utilisateurs d’internet qui les offrent à leur insu ou non à la « big tech. ». Cette technologie est donc par principe attentatoire à la vie privée. Chaque révolution industrielle produit une forme d’aliénation. Celle-ci n’est pas seulement physique, elle est aussi mentale : le soma et la psyché sont les deux eldorados d’un capitalisme « régénéré », où l’opérateur est aussi l’opéré. Forme ultime de l’esclavagisme.

Thomas Carlyle avait beau jeu de dénoncer un « spectacle effrayant » à propos du cœur de la première industrie britannique, lorsque la reine Victoria se contentait d’exiger que l’on tirât les rideaux des portières quand elle traversait cette région en train. Snowpiercer …

    Samedi 13 février 2021,

« We are going through a collective trauma. I don’t know if we’ve even started to process it, much less work it to come out the other other side, whatever that will mean. Ugh sorry, I can’t communicate my thoughts very well ». (Message posté sur Tweeter par l’ultra néo-puritaine Katy Griffin le 09/02/2021.)

Un processus révolutionnaire s’enclenche toujours suite à l’effondrement d’un système de croyance. Le processus électoral entaché d’irrégularités, la censure opérée par les réseaux sociaux et les médias dominants, l’affaire Gamestop ont sapé la foi en la démocratie représentative, la liberté d’expression et la possibilité de s’enrichir pour tout un chacun. Mais la forme révolutionnaire qu’adoptera les Etats Unis épousera un tableau clinique proche de celui de la catatonie. On observera dans la population américaine un syndrome de la catalepsie, dite aussi flexibilité cireuse, ponctué par des accès d’agitation psychomotrice soudaine ou par des crises clastiques. 75 millions d’électeurs de Trump, 75 millions de fadas. Les têtes vont exploser comme des courgettes, les masques assortis aux camisoles. L’état ne surveillera ni ne punira, il s’épuisera à soigner et à réparer. Que deviendra alors cet asile à ciel ouvert dirigé par un ramolli du cerveau, lui-même assisté d’une vice-présidente atteinte d’un trouble de la personnalité histrionique ?

Q-chaman encourt jusqu’à 20 an de prison. Son avocat Albert Waltkins opte pour la stratégie du « narvalo », et son client, acteur de profession, s’y prête à merveille : « toutes les conneries sur l’armée de Trump et toutes les théories du complot axées sur les réseaux sociaux l’on conduit à une grande vulnérabilité » (entretien accordé à « Daily Beast », le 03/02/2021). Mais Waltkins a l’intelligence de ne pas en faire tout de suite un relaps : le réveil au sens « wokiste » du terme de Q-Chaman sera progressif (« cela fait partie d’un processus continu »). Et cela autant pour des raisons de crédibilité auprès des juges que médiatiques.  Pourra être alors mis en scène le long cheminement-enfin le temps de l’instruction et du procès- du sorcier vers la rédemption. Et la rédemption, c’est vraiment le « MacGuffin » américain…

                                                                                      

   Lundi 15 février 2021,

Tout comme Lady Gaga eut une démarche hésitante lorsqu’elle descendit accompagnée d’un soldat de la Navy en grand uniforme, les escaliers du Capitol avant de rejoindre son pupitre, Madonna descendit avec une hésitation comparable les escaliers constituant l’élément principal du décor de sa prestation lors de la finale de l’eurovision à Tel Aviv en mai 2019. Tout comme le toit d’un immeuble fut le lieu du sacrifice de Lina Morgana, Madonna fut violée sur le toit d’un immeuble. Dans « A certain sacrifice », son premier film, Madonna interprète un personnage vivant dans le Lower East Side avec trois esclaves sexuels.  Le traumatisme à l’origine du scénario est on ne peut plus explicite : aidée son amant et de ses esclaves sexuels, Madonna se venge de son violeur en l’attirant dans un cinéma puis en le tuant selon des rites satanistes. 

Il serait superfétatoire de procéder à un recensement de la symbolique de pacotille dont regorge sa performance à Tel Aviv. Retenons seulement que les danseurs portent des masques à gaz lors de l’interprétation de sa chanson intitulée « Future ». Ecoutons quelques extraits : « Tout le monde ne verra pas le futur. Tout le monde n’apprend pas du passé. Tout le monde ne peut pas accéder au futur. Tout le monde présent ne survivra pas ». Incontestablement, le refrain contient un élément prédictif qui, associé aux masques, fait écho à la crise sanitaire actuelle ; incidemment, il renvoie à la question du néo-malthusianisme. « On a qu’une seule vie, alors il faut bien la vivre (Il faut bien vivre) ». Ce vers est la clé du crédo de Madonna. Comme il n’y a pas d’au-delà, le monde ne peut être qu’antichristique : si « on vient du futur » comme l’artiste le prétend, il n’y a plus lieu de rendre compte de ses actes puisque leur motivation est postérieure à leur réalisation. Aussi, des valeurs chrétiennes comme la charité s’en trouvent-elles retournées : « Tu n’aimes pas une personne de ta classe, alors laisse-la mourir ».  Comme le vers « On peut éclairer le noir » peut s’entendre de la sorte : la puissance des contre-valeurs est telle que l’on peut confondre le jour avec la nuit, la vérité avec le mensonge, le bien avec le mal … « Dis au soleil de ne pas briller, parce que tu l’as dit ». Mais à qui s’adresse Madonna ? Et dans quelle mesure ne lirait-on pas ici un autre élément prédictif ? Interpelle-t-elle seulement son partenaire de chant à moins que le message ne soit finalement adressé à une sorte de démiurge malthusien ? Passionné par la géo-ingénierie afin de lutter officiellement contre le réchauffement climatique, Bill Gates finance, outre la recherche vaccinale, le projet SCoPex, qui étudie la possibilité de réduire le rayonnement solaire en dispersant des particules de carbonate de calcium dans l’atmosphère. Finalement, rien d’aberrant à ce que la géo-ingénierie, Ultima Thulé avec la bio-ingénierie de l’anti-nature, soit évoquée dans un discours aux relents antichrétiens.

Le 8 février 2020 un internaute a partagé une capture d’écran du site de prévision météorologique windy.com qui, sur la base de l’outil de modélisation GEOS 5 signale un pic de pollution au dioxyde de soufre. Le 10 mai 2020, soit la veille du premier déconfinement, est signalée à Paris une forte odeur de soufre. Quelques jours plus tôt, The San Diego Union-tribune consacrait un article sur une marée rouge due à une floraison d’algues qui, se décomposant, dégageaient une forte odeur fétide.

 Le 17 avril 2020, le Financial Times publie un entretien avec Emmanuel Macron, lequel compare le virus à une bête, puis dépassant le cadre de la seule comparaison, évoque la « bête de l’évènement » : « il faut savoir que la bête de l’évènement est là et elle arrive, qu’il s’agisse du terrorisme, de cette grande pandémie ou d’autres chocs. » On peut y voir une hyperbole ; ce que la suite de l’entretien tend à confirmer puisque la réflexion paraît se restreindre au champ politique. Il s’agit selon le Président de la République de résoudre la contradiction entre la fatalité du combat et l’adaptation inévitable aux enjeux fixés par l’adversaire, d’où la nécessité d’être disponible « pour qu’advienne quelque chose de nouveau » qui « va nous obliger à repenser la mondialisation ».  Le 24 avril, le site de l’Elysée annonce le lancement d’une initiative mondiale sur les diagnostics, les traitements et les vaccins contre le COVID-19 et précise que le 16 avril, Emmanuel Macron a réuni, lors d’une conférence téléphonique, les responsables des principales organisations internationales en santé mondiale, actives dans la riposte contre le Covid-19 (OMS, Fonds mondial, Unitaid, Gavi, CEPI, Wellcome Trust, Fondation Gates, Banque mondiale, Medecines Patent Pool, ainsi que Françoise BARRE- SINOUSSI, Présidente du Comité analyse recherche et expertise) pour renforcer la coordination internationale autour de l’OMS et construire une initiative multilatérale (entendre « uniformisée »).

 Sur Instagram, Madonna annonce début avril avoir fait un don d’un million de dollars en faveur du programme Therapeutics Accelarator de la Fondation Gates. Elle accompagne son message d’une vidéo où elle apparaît vêtue d’un tee-shirt   représentant l’antéchrist crucifié (les cornes, la croix inversée). Elle déplore qu’on n’ait pas écouté Bill Gates en 2015 lorsqu’il alertait le monde sur un pandémie globale. Aussi lorsque les journalistes « décodeurs » du Monde se gaussent de l’interprétation littérale qu’ont faite certains internautes de l’allusion à la bête de l’apocalypse, ils n’envisagent pas que ces complotistes établissent – certes maladroitement – la synonymie entre le nom « bête » et la périphrase « nouvel ordre mondial » ( « il lui fut donné pouvoir sur toute tribu, peuple, langue et nation ») ; équivalence induite par le président , lui-même, lorsqu’il évoque ce combat qui serait celui de la conservation, même a minima, de ses propres prérogatives (« repenser les termes de la souveraineté »). On peut même aller plus loin en nous demandant jusqu’à quel point le pouvoir n’est pas de plus en plus désincarné, réduit à exécuter des scénarios optimisés et conçus par des algorithmes. Macron a peut-être vu la bête quand on (Neil Ferguson ?) lui a présenté les simulations de propagation de l’épidémie qui l’ont conduit à ordonner le confinement de la nation. La Bête de l’Apocalypse ou l’intelligence artificieuse… 

   

  Mardi 16 février 2021, le matin,

« Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira en captivité (…). »

Parmi les théories du complot les plus recyclées figure en bonne place celle des camps de la Fema. En 2014, on prétendait qu’après la déclaration de la loi martiale, les pouvoirs d’urgence seraient accordés à la Fema afin d’incarcérer les opposants. D’autres prétendirent qu’il s’agissait d’infrastructures prévues en cas d’invasion extraterrestres. Puis le scénario a été actualisé lors de l’épidémie de coronavirus, les camps devaient servir selon certains à concentrer la population réfractaire aux consignes sanitaires et aux campagnes vaccinales.

Si la question des camps est pour l’occidental concevable lorsque posée à l’ennemi de la démocratie, elle devient intolérable dès lors qu’on la pose aux états qui portent en étendard les droits de l’homme et ne partent en croisade qu’au nom de ces derniers.

Vendredi 12 février 2021, Maria Zarakhova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé le projet de loi soumis au parlement ukrainien en novembre 2020 prévoyant l’internement en camps des Ukrainiens ayant aussi la nationalité russe. Pourquoi les pays occidentaux n’ont-ils pas réagi ? Comme en 2014 ils avaient fermé les yeux sur la participation de néo-nazis à l’Euromaïdan, ils feignent encore d’ignorer les conséquences de leur politique vis-à-vis de l’Ukraine qui la contraint à prendre de telles mesures afin de fragiliser la Russie. Mais peut-être que l’Ukraine constitue-t-elle aussi un laboratoire où serait évaluée l’acceptabilité par la population de dispositifs coercitifs extrêmes. Si l’on retient cette dernière hypothèse, on conviendra que les camps de la Fema aux Etats Unis pourraient avoir une autre utilité que celle qui a justifié leur construction.

Jacinda Ardern, la Première ministre néo-zélandaise, a annoncé le 22 juin que « si une personne refuse d’être testé dans nos installations, elle doit y rester.  Elle ne pourra donc pas partir après quatorze jours. Elle devra rester encore quatorze jours. C’est une assez bonne incitation. Soit vous vous faîtes tester et vous vous assurez que vous n’avez rien, soit on vous gardera plus longtemps dans nos installations. Donc je pense que les gens vont se dire “Je prends le test “. »  Que désigne le mot « installation » ? Est-ce un euphémisme pour désigner « camp de quarantaine » ou une hyperbole pour signifier des termes concrets et connotés positivement tels que « hôtel » ou « hôpital » (structures d’accueil prévues en réalité) ? Le choix lexical est volontairement anxiogène puisque relié sémantiquement à : « on vous gardera plus longtemps ». Le 17 octobre 2020, Jacinda Arden était largement réélue. Elle avait brillamment réussi son « stress test ».

 

  Mardi 16 février, l’après-midi,

Le signe du Verseau est un signe d’air mais l’élément liquide est évoqué par sa référence mythologique à Ganymède, l’échanson des dieux : le verse-eau. De fait, ce signe est paradoxal. Gouverné initialement par Saturne, il symbolise la détermination intérieure, la raison et la rigueur. Cependant Uranus, depuis sa découverte, est devenue son autre planète maitresse et ajoute à la personnalité verseau, les traits suivants : elle est altruiste, avant-gardiste et soucieuse de son indépendance, voire rebelle. En un mot : révolutionnaire. Idéalement, l’ère du verseau serait marquée par les progrès de la l’intellection, l’innovation, la fin des dogmes et donc par la disparition du clivage élite-peuple.

L’année 2021 est scandée par la triplication du carré Saturne en Verseau et Uranus en Taureau les 17 février, 14 juin et 24 décembre. Autrement dit, c’est ce carré qui selon les astrologues va structurer la séquence des événements en 2021. Toute la question est de savoir de quel domaine ressortiront ces évènements. Certains, privilégiant le Verseau interpréteront la dissonance comme le signe de révolutions sociales à venir, d’autres partant du Taureau prédiront des crises financières. De toute évidence, ces deux phénomènes historiques ont toujours partie liée.

Le Taureau, signe de terre, est associé à la nourriture, à l’argent qui permet de l’acquérir et au foyer qui permet de la préparer. C’est aussi de le signe associé à l’enfance en ce que c’est l’âge où l’on dépend de ses parents nourriciers. Négativement, il serait donc lié à la mort. Auquel cas je supposerai que le Taureau, animal totémique des entrailles de la terre, est aussi chtonien.

Aujourd’hui rien ne laisse présager une crise financière – ainsi le bitcoin, monnaie à la fois Taureau et Verseau, dépasse les 5000 dollars – ni même, à l’exception de la Birmanie, une survenance révolutionnaire sur le plan mondial. Puisque j’ai associé les conjonctures planétaires des 06 et 20 janvier aux évènements qui se sont déroulés aux Etats Unis à ces dates, je vais établir (au risque assumé du ridicule) une conjecture concernant ce pays pour la journée à venir : la manifestation d’un évènement naturel lié à la tectonique des plaques, soit un tremblement de terre.

 

Jeudi 18 février 2021,

On pourrait définir l’intersigne comme la mise en relation d’un fait observé à un évènement à venir. En considérant la séquence des évènements sismiques d’hier, on n’observe qu’aucun n’a affecté les Etas Unis. On notera cependant, malgré sa faible intensité, un séisme de magnitude 2.6 aux environs de San Francisco.  Nous verrons si aux environs du 14 juin ce tremblement de terre est prémonitoire. Par contre, je pense que le séisme de magnitude 5.6 qui a frappé le sud-ouest de l’Iran à 22h05 a valeur d’intersigne et implique directement les Etats Unis.

 En astrologie mondiale on associe le cycle Saturne-Uranus de 45 ans aux Etats-Unis : en trigone d’air lors de la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776, on retrouve ces mêmes astres en conjonction lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis (attaque de Pearl Harbour le 7 décembre 1941). En outre Uranus et Saturne forment une opposition lors des krachs de 1929 et du 15 septembre 2008 qui entraîna la chute de la banque Lehmann Brothers. Si bien que les astrologues ont privilégié, pour cette année, des prédictions d’ordre économique. Je pense que la crise se manifestera davantage sur le plan géopolitique (le cycle Saturne-Uranus associé aux Etats-Unis est en conjonction lors de l’attaque de Pearl Harbour) et concernera les relations diplomatiques entre l’Empire et L’Iran et particulièrement la reprise éventuelle des négociations suite au retrait des Etats Unis du JCPOA en 2018. Si le Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a assuré le 16/02/2021 que “la voie de la diplomatie était ouverte” avec l’Iran, il pondère en notant « qu’à l’heure actuelle, l’Iran est encore loin d’être en conformité avec le JCPOA”. Autrement dit, parmi les signataires des accords de Vienne, la cohésion du groupe occidental va être menacée par des désaccords entre Américains et Européens, eux-mêmes soumis à des dissensions concernant la ratification du plan de relance « NextGeneration Eu ».

Comme le cavalier rouge suit le cavalier blanc, c’est la crise géopolitique irano-occidentale qui provoquera la crise financière puis économique ; crise économique dont l’irruption de l’Etna initiée le 16 février pourrait être l’intersigne.

   

Vendredi 19 février 2021,

La lutte pour l’avènement du « corporate socialisme » aussi inquiétante qu’elle soit, connait de tels achoppements que son échec est programmé dans le cœur même de son logiciel car l’argent est son argile. Pourtant le Las Vegas review en date du 04 février nous apprend l’existence d’une proposition du gouvernement démocrate du Nevada visant à créer des zones d’innovation qui permettraient à des entreprises technologiques comme « Blockchains, LLC » de former des gouvernements locaux séparés au Nevada. Gouvernements qui détiendraient la capacité d’imposer des impôts, de former des districts scolaires et des tribunaux judiciaires. Cette ambition des « big tech » de concurrencer les états jusqu’à pouvoir contester la légitimité de ses chefs avait déjà été dénoncée avec la censure de Trump. Pourtant, le 18 février Facebook a commis un premier faux pas en limitant le partage d’articles et de vidéos d’information en Australie, en représailles à un projet de loi qui veut forcer les plates-formes à payer les médias pour la reprise de leurs contenus. Du coup des tendances comme « #DeleteFacebook » gagnent en popularité, ce qui assujettira l’entreprise à battre en retraite pour éviter la chute du cours de son action.

Pourtant dans le cadre des guerres hybrides, les réseaux sociaux constituent l’arme de destruction massive, mais là encore, le 18 février a montré grâce à Rihanna qu’elle pouvait se retourner par son effet Karma contre son possesseur.

Afin de promouvoir sa ligne de vêtements, la star a posté ce jour-là sur les réseaux sociaux une photo d’elle posant en dissimulant sa poitrine, uniquement vêtue d’un short de sa collection. Pour la touche de glamour, elle porte toute une bimbeloterie de tonalité émeraude. Or parmi toute cette pacotille on reconnait Ganesh. L’intention est commerciale et ne contient aucune dimension politique. Cependant les autorités indiennes y voient un blasphème à l’encontre de l’hindouisme et exigent la censure de la photo car d’un point de vue idéologique, Rihanna transgresse les chartes des utilisateurs des réseaux sociaux dont les premiers commandements intiment au respect des croyances d’autrui. Autrement dit, pour des raisons prosaïques, Rihanna, en transgressant le tabou de « l’appropriation culturelle », a renié le crédo « wokiste » avec sa sainte trinité « diversité », « inclusivité », « unité ». Contradiction que les nationalistes indiens exploitent avec ardeur. Le néo-puritanisme, malgré sa prétention universaliste, s’exporte très mal d’autant que l’accident industriel est surtout l’élément déclencheur d’une catastrophe symbolique. Ganesh n’est pas n’importe quel dieu : c’est le fils de Shiva. Il conjugue des vertus mercuriennes en ce qu’il lève les obstacles sur la route de l’individu, prométhéennes car symbole de l’union entre le macrocosme et le microcosme, le divin et l’humain et apolliniennes pour avoir participé à la rédaction du Mahabaratha. C’est du lourd que profane la star américaine ! Plus encore si l’on remonte la généalogie au proto-shiva qui figure sur un sceau datant de 2000 ans avant J.C. Si la position de yogi, les cornes rappellent celle la représentation de Cernunnos, elle s’en distingue par le visage triface symbolisant l’action créatrice, conservatrice et destructrice de l’Absolu transcendant. Aussi la profanation de Ganesh annoncerait ou provoquerait-elle (tout dépend du point de vue) un retour de karma pour l’occident alors soumis au cycle de sa propre destruction, et ce, à force de prétentions universalistes ? That La, La, La…

Dimanche 20 février 2021,

“Nous avons mis en place, je pense, l’organisation d’une fraude électorale la plus vaste et la plus inclusive de l’histoire de la politique américaine”. Cette phrase prononcée par Biden le 24 octobre 2020 a dû faire l’objet d’une opération médiatique visant à en limiter les dégâts. A l’unisson, les journalistes-décodeurs plaident en faveur du lapsus du fait que son auteur évoque immédiatement après l’avoir prononcée le « Civic Engagement and Voter team », sans du reste mentionner qu’il s’agit là d’une initiative du parti démocrate motivée par l’allégation d’une intervention russe lors du scrutin de 2016. Il y a là comme suspicion d’abus de vertu de la part d’une partie qui s’érige en juge. Mais brisons-là et tenons-nous à l’hypothèse d’une parole prononcée en toute conscience, d’un acte de sabotage délibéré car c’est, je pense, à son corps défendant que Biden aurait été jeté dans la course aux présidentielles. Ainsi ce propos tenu lors d’un entretien sur C.n.n le 17 février 2021 par Biden (« I wake up every morning, look at Jill, and say « where the hell are we ? » ») prendrait alors selon mon hypothèse et par-delà même les indices de sénilité, pleinement sens. Le bouleversement électoral inouï a précipité les Etats Unis dans le « Cytraul », l’obscure matière dense, l’enfer froid du désespoir, la révolution catatonique.

Lundi 22 février 2021,

Parmi les spots susceptibles de générer les théories complotistes les plus échevelées, il y a l’aéroport international de Denver avec pour gardien des lieux cette statue de 10 mètres de haut représentant Blucifer, un cheval bleu aux yeux couleur rouge, œuvre de Luis Jiménez dont la page Wikipedia nous apprend qu’il est mort le 13 juin 2006 dans son atelier de Hondo (Nouveau-Mexique), quand une partie de Blucifer serait tombée sur lui. Le 20 février 2021, une pluie de débris provenant d’un avion de la compagnie United Airlines s’est abattue sur la ville de Denver. L’appareil a dû effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international de Denver d’où il avait décollé.

Réduits numériquement, les chiffres du jour de l’accident donnent 7, soit l’arcane du Chariot dont on remarque à l’avant-plan de l’icône deux chevaux tirant un chariot, qui sont parfaitement opposés du point de vue chromatique et cinétique. Si le cheval rouge semble tirer à droite, le cheval bleu, lui, peine à contre balancer la direction en allant à dia. La symbolique oscille entre la dynamique maîtrisée et la perte de contrôle, l’agressivité, la violence. Mais l’intersigne nous invite bien sûr à une interprétation négative de la lame. Et comme l’équivalent astrologique de cet arcane est le sagittaire dont le centaure est le symbole, je songe au chant XII de L’Enfer de Dante : « comme de ce côté tu as vu du sang diminuer toujours, dit le Centaure, je veux que tu croies que de cet autre côté le fond se creuse de plus en plus, pour rejoindre l’endroit où il convient que la tyrannie gémisse. »

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